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Les mots
Prendre son bain, en famille?

Ras-le-bol des devoirs ?

Maman, veux-tu jouer avec moi… pour vrai ?     

Les amours de nos enfants

Je veux me déguiser en princesse !

 

Abus sexuel : comment le prévenir ?

Ces cadeaux qui n'ont pas de prix

L’enfant de 2 ans et demi

Parler des vraies affaires avec mon enfant              

Tout ne se joue PAS avant 6 ans

Donne un p’tit bisou à mononcle Paul !


 



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Les mots

 

« Veux-tu de lolo avec ton coco ? »

Cette phrase fera sourciller de nombreux parents ! Je n’ai sans doute pas besoin de rappeler l’importance d’utiliser les bons mots auprès des enfants lors de l’apprentissage du langage. Il y a toute de même une catégorie pour laquelle nous avons de la difficulté à utiliser les mots justes…

Oui, les organes génitaux. Zizi, bâton, robinet, graine, queue, machin, chatte, minou, lune, boules, lolos, nichons, … Que d’imagination pour ne pas avoir à dire pénis, vulve, vagin et seins ! Pourtant,  nous nommons avec plaisir les autres parties du corps de l’enfant : tes orteils, tes pieds, tes jambes, tes genoux, tes cuisses, PAUSE, ton ventre, tes bras, …Passons tout droit les organes génitaux, ce sera pour une autre fois!

En évitant de nommer ou en utilisant des termes inappropriés, la gêne ressentie est directement transmise à l’enfant. Les mots à double sens, comme « boule » apportent également une confusion. Il vous semble trop complexe pour l’enfant d’utiliser certains mots reliés à la génitalité ou à la reproduction ? Pourtant « spermatozoïde » n’est pas plus difficile à apprendre que « Tyrannosaurus Rex »!

Pour une meilleure compréhension de l’enfant, il est préférable d’utiliser les mots justes. Si l’enfant continue d’utiliser le mot zizi, et bien vous, continuez à dire pénis. Du moins, il connaîtra le vrai terme et verra qu’il est possible de l’utiliser sans gêne ou honte. Faîtes également attention aux mots à connotation violente. Un pénis n’est pas un bâton.

Cela vous intimide aussi ? De nombreux tabous persistent dus à la transmission d’un malaise d’utiliser les vrais noms. Que de bénéfices vous récolterez, pour vous et pour l’enfant, à surpasser ce malaise !

Appelons un chat un chat !


Stéphanie Glaveen
Coach familial & formatrice

Lecture suggérée :
J’explore… chapitre 3. Sophia Lessard et Stéphanie Glaveen. Éditions Uni-Vers. 2007


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Prendre son bain, en famille!


Lors d’un souper bbq, nous entendons la fillette de 6 ans d’un couple d’amis dire aux autres enfants que parfois, elle prend son bain avec papa. Ce dernier, visiblement mal à l’aise, cherche une justification. Voilà une discussion intéressante qui s’amorce!

Papas, vous êtes à l’aise de prendre le bain avec votre fille et c’est réciproque ? Et bien tant mieux, si tout le monde s’amuse!

Cette question revient en effet fréquemment : quand devons-nous cesser de prendre le bain avec notre enfant ?

Difficile de donner un âge, puisqu’il s’agit plutôt d’une question d’aisance. À prime abord, le bain familial est un moment où l’on a du plaisir à jouer dans l’eau et à se détendre avec l’enfant. Vers 3-4 ans, votre enfant commencera probablement à vous observer d’une façon différente. Il découvre maintenant les organes génitaux, s’observe, observe le corps des autres et se compare. Ce qui semblait sans importance au départ devient un sujet obnubilant ! Si vous ressentez un trop grand malaise face aux regards et aux questionnements de votre enfant qui grandit, vous pouvez tout simplement cesser ces moments d’intimité dans la salle de bain.

Toutefois, la sexologue Sophia Lessard apporte une autre option. En surmontant ce malaise, cela peut ouvrir la porte à des échanges très enrichissants. En effet, vous pourrez en profiter pour assouvir la curiosité de votre enfant en répondant à ses questions et en lui permettant un accès visuel à ce qui est habituellement dissimulé. Comme c’est différent, le corps d’un adulte! Lorsque ses regards inquisiteurs et ses touchers deviennent trop insistants ou trop fréquents, vous aurez la chance de lui expliquer que c’est assez, qu’il a regardé et posé ses questions, mais que maintenant vous vous sentez mal à l’aise et que vous aimeriez qu’il cesse de vous observez aussi intensément. Demandez à l’enfant : « Comment te sentirais-tu, toi, si quelqu’un regardait toujours tes parties intimes, tes organes génitaux ? Lorsqu’on se sent mal à l’aise face aux regards ou aux touchers de quelqu’un, on peut le dire et demander que ça cesse. » Ainsi, pour la sexologue, le moment du bain représentera plutôt une occasion en or pour structurer la pensée de l'enfant, lui apprendre certaine notion d'intimité et ainsi travailler à prévenir l'abus sexuel. WOW!

Quant à la douche, il n’est parfois pas évident pour l’enfant d’un certain âge de la prendre avec son parent, surtout si sa grandeur fait en sorte qu’il arrive juste à la hauteur des organes génitaux de ce dernier. Privilégiez alors le bain.

Il faut également être attentif au malaise de l’enfant. Celui-ci ne veut plus prendre son bain avec vous? C’est correct. Le sentiment de pudeur est relatif à chacun. Il arrive tôt chez certains enfants, tandis que d’autres le ressentent beaucoup plus tard. La notion de l’intimité peut être abordée dès l’âge de 3-4 ans. Cet été, les vacances familiales apporteront d’ailleurs une proximité qui vous demandera de respecter l’intimité de chacun, autant la vôtre que celle de vos enfants.

 

Stéphanie Glaveen
Coach familial & formatrice

Lectures suggérées:

LESSARD, S. 2001. Pour l'amour des enfants... la découverte de la sexualité et ses mystères. Éditions Sexprime

LESSARD, S. et Glaveen, S. 2007. J'explore... Éditions Uni-Vers. 

 

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Ras-le-bol des devoirs ?

 

En écoutant de nombreux parents qui nous entourent, on s’aperçoit que plusieurs se sentent dépasser par l’ampleur des devoirs qu’ont à faire leurs enfants et surtout, par les nouvelles méthodes utilisées. On se sent parfois loin de ce que nous avons appris à l’école !

Même si parents et enfants voudraient les voir disparaître, les devoirs jouent un rôle important. D’une part, ils permettent la consolidation des apprentissages de l’enfant, en plus de leur apprendre la rigueur et l’autonomie. Au-delà de cela,  ils sont le lien qui nous unit à ces apprentissages, le lien avec le professeur et l’institution qui partagent chaque jour la vie de nos enfants, le lien avec le cœur et le quotidien de nos enfants.

Le parent n’a pas comme rôle d’enseigner à l’enfant. Il a plutôt un rôle de soutien. Il est là pour accompagner l’enfant et assurer une présence bienveillante. Voici quatre pistes intéressantes qui aident à faire de la période de devoirs un moment plus agréable:

Le climat : Assurez-vous d’aborder les devoirs d’une façon agréable, sans tension. Si notre approche est négative « Bon, encore des devoirs! », il est certain que la motivation de l’enfant s’en ressentira. Prévoyez dans votre horaire un temps prévu à cet effet, selon l’âge de l’enfant. Privilégiez le plaisir et les jeux pour favoriser les apprentissages.

La division des tâches : diviser les devoirs en section, de façon à éviter la montagne de devoirs qui semble interminable. L’idéal est lorsque l’enseignant fournit à l’enfant les devoirs de la semaine et que vous divisez le tout de manière à en faire une partie chaque soir. Débutez par la matière que l’enfant aime le moins pour terminer avec ce qu’il préfère.

Le modèle : L’enfant apprend du modèle qu’il a. Vos attitudes et vos actions ont beaucoup de poids dans la façon d’aborder la tâche des devoirs. Essayez de conserver une attitude positive et faîtes vous-mêmes des tâches connexes près de lui : comptabilité, lecture, …

La gratification : Privilégiez les petites réussites, gratifiez et valorisez l’enfant. Évitez la pression et les attentes.

S’il y a incompréhension de la matière, l’enfant devrait noter ses questionnements afin d’en faire part à l’enseignant le lendemain. De cette façon, beaucoup de conflits seront éviter entre le parent et l’enfant.

Vous trouvez tout de même que c’est trop pour votre enfant ? Vous ne saisissez pas bien les demandes de l’enseignant ? Vous voulez mieux cibler les défis de votre enfant ? Outre la relation avec votre enfant, votre allié est également la relation que vous choisissez de créer avec le professeur de celui-ci. La discussion et les échanges mènent très souvent à une meilleure compréhension et à des ajustements.

Pour vous aider, il existe également des ressources comme Allô prof  www.alloprof.qc.ca

Bon plaisir !

Stéphanie Glaveen
Coach familial & formatrice

 

 

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Maman, veux-tu jouer avec moi… pour vrai ? 

 


J’allais vous parler de discipline. En fait, plutôt de fermeté. Et j’ai soudainement eu l’idée de vous raconter le jour où j’ai trouvé la source des crises de ma fille. J’étais à temps plein à la maison avec elle et depuis quelques temps, c’était difficile. Étais-je trop autoritaire, manquais-je de fermeté ? Ou à l’inverse, j’en laissais trop passer, j’étais trop permissive ? En somme, un des comportements que je ne pouvais plus endurer était celui-ci : chaque soir, lorsque son père arrivait, elle éclatait en sanglots en lui disant que la journée avait si longue, que je ne jouais pas avec elle, que je n’avais pas de temps pour elle ! Et moi, touchée au maximum, fatiguée de courir entre les tâches ménagères, le début de démarrage de mon entreprise et mes deux filles à la maison, j’éclatais à mon tour. Elle savait sur quel bouton peser pour me déclencher et ça fonctionnait ! Le manège continuait pratiquement tous les soirs. J’essayais de la raisonner en lui disant que ce n’était pas vrai, que l’on avait joué aux Barbies, que l’on avait bricolé, fait des muffins, et j’en passe. Rien n’y faisait. Ce n’était jamais assez.

Un jour, quelqu’un me posa la question : « es-tu vraiment présente lorsque tu fais ces activités avec elle ? Présente physiquement, mais aussi mentalement ? As-tu du plaisir, profites-tu du moment ou penses-tu à autre chose en même temps ?».

Je me suis alors observée. Alors que je jouais avec elle, je suis allée à la salle de bain. J’ai vu des cheveux et de la poussière sur mon plancher. Je suis donc allée chercher le balai, au lieu de retourner à mon activité avec ma fille. Et c’est à cet instant que j’ai allumé. En effet, je n’y étais pas complètement. Premièrement, je déteste jouer aux Barbies. Et deuxièmement, je pensais constamment aux repas à préparer, à l’appel téléphonique que j’avais oublié de faire, au lavage, …

Maintenant que je savais, j’ai appliqué ces pistes.

Passer du temps exclusif avec chaque enfant est considéré, selon l’approche relationnelle Parent-guide, parent-complice, comme un des 8 déclencheurs de rapprochement  pour créer un lien privilégié avec l’enfant. Et selon moi, un des plus importants et des plus efficaces.

Ce temps consacré à l’enfant doit avoir certaines qualités. Il doit être exclusif, donc seul avec l’enfant. Il doit également être consacré à une activité que nous aimons tous les deux. Une clé pour vous aider, confirmez ce temps à l’enfant : « J’aime passer du temps avec toi » « Ce moment est réservé à toi et moi ».

C’est ce que j’ai fait avec ma fille. Nous avons trouvé des activités que nous aimions faire toutes les deux. Nous avons aussi fait un tableau, pour écrire ou illustrer ces moments réservés en tête à tête. Ça lui a également permis d’intégrer et d’accepter qu’il est aussi important pour moi d’avoir du temps exclusif avec sa sœur et avec mon amoureux. Et je vous jure, ça fonctionne. Au revoir les crises et bonjour les bons moments partagés!


Stéphanie Glaveen

Coach familial & formatrice

 

    
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Les amours de nos enfants

Je vous raconte une histoire vraie. Mon conjoint, alors qu’il avait 9 ans, s’active, le jour de la Saint-Valentin, à confectionner un gâteau en forme de cœur pour une camarade de classe dont il est amoureux. Ce soir-là, bravant le froid, il marche plusieurs minutes afin de se rendre chez elle pour lui offrir son présent. Il cogne à la porte. Elle ouvre, regarde le gâteau, lui dit « non merci » et lui referme la porte au nez. Ouch !

Il a alors laissé le gâteau sur le seuil et est retourné chez lui, tranquillement. À son arrivée, il a pleuré dans sa chambre. Il me dit aujourd’hui qu’il a ressenti une douleur qu’il n’avait jamais connue auparavant. Pas comme une blessure de hockey ou un coup dur au football. Une douleur dans les tripes. Ça lui a pris plusieurs années avant de retrouver le courage de faire les premiers pas avec une fille !

En vous racontant cette histoire, mon but n’est pas d’axer sur les gestes parfois ingrats des enfants, mais plutôt sur les sentiments réels que vivent les enfants amoureux.

Il existe différentes sortes d’amour. L’amour fraternel, amical, amoureux. L’amour d’un animal ou d’un objet auquel on tient. Ces sentiments d’amour, l’enfant les ressent. La sexologue Sophia Lessard amène l’image de l’enfant qui s’imagine l’amour à la verticale, gradué comme sur un thermomètre. Le point culminant de cet amour serait selon elle pour l’enfant, l’amour amoureux. Comme l’enfant aime intensément, il est donc fréquent qu’il définisse quelqu’un qu’il aime beaucoup comme étant son amoureux. Il s’agit de lui expliquer qu’il existe différentes formes d’amour, tous très précieux. Ce qui importe surtout, c’est que l’enfant sache que l’amour amoureux se vit enfant avec enfant, adulte avec adulte, souris avec souris et girafe avec girafe! Une clé supplémentaire pour la prévention d’abus sexuel (Lessard, 2007).

Quoiqu’il en soit, à n’importe quel âge, le sentiment amoureux est bien réel. Et la souffrance d’un amour à sens unique également. Écoutons nos enfants en laissant de côté nos préjugés et nos propres souffrances. Car, si on creuse un peu, on se souviendra aussi de nos amours d’enfant et d’adolescent…

 

Stéphanie Glaveen
Coach familial & formatrice

Références et lecture suggérée:
LESSARD, Sophia et GLAVEEN, Stéphanie. J’explore…. Éditions Uni-Vers, Laval, 2007,chapitre 10, p.122-123.
LESSARD, Sophia. Pour l’amour des enfants… La découverte de la sexualité

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Je veux me déguiser en princesse !
 

 

Que de réactions suscitent les garçons reproduisant des comportements stéréotypés que l’on considère associés aux filles ! Jouer à la poupée, se déguiser en princesse, porter des souliers de course roses…Que la petite fille porte le pantalon et joue avec des camions est plus facile à tolérer. Pourtant, ces comportements font partie intégrante du développement de l’identité de genre de l’enfant. 

Selon Stoller (1924-1991), de 18 mois à 2 ans, l’enfant a conscience de l’existence des deux sexes, puis à 2-3 ans, il s’identifie à l’un d’eux, comme étant une fille ou un garçon. Vient ensuite la stabilité de genre, de 3 à 5 ans. À cette étape, l’enfant sait qu’il sera un garçon ou une fille pour la vie, mais cela ne lui plaît pas nécessairement. La fillette aurait envie, par exemple, de conduire de très gros camions, tout en constatant que ce métier est souvent celui d’un homme. Tout comme le garçon aurait envie de se maquiller, de porter une robe, d’être maman,… La sexologue Sophia Lessard a établit le lien entre la théorie de Stoller et les besoins des enfants de jouer à se déguiser. Elle apportera donc la notion de « jouer à faire semblant ». C’est si intrigant, ce qui est stéréotypement attribué au sexe opposé! Et c’est si beau les robes, les couleurs, les brillants ! Le petit garçon se voit interdire un monde de beauté, de couleur, de douceur,…Il sera tenté d’essayer, de vouloir « jouer à », au même titre que l’on se déguise en pompier, en chat ou que l’on joue aux camions. De plus, ayant été majoritairement « sous l’influence du pôle féminin depuis sa naissance, par la présence de la mère et d’éducatrices féminines, le petit garçon peut éprouver certaines craintes à s’identifier, vers l’âge de 4 ans, au modèle masculin. ». En ayant des périodes où il peut jouer « à faire semblant », à se déguiser, à prendre soin des bébés, l’enfant pourra expérimenter et même acquérir de nouvelles forces, telles que la patience et la douceur, qualités très recherchées chez l’homme et le père québécois ! L’acceptation de ces jeux favorisera un meilleur passage à l’identification masculine, à la consolidation de genre. À cette phase, l’enfant accepte qu’il sera un garçon ou une fille pour la vie. Il en est maintenant fier et valorise les modèles du même sexe que lui.

Quoiqu’il en soit, « en tant qu’être unique, chaque enfant devrait avoir la possibilité de développer ses capacités en fonctions de ses intérêts et ses forces, qu’ils soient associés au genre féminin ou masculin. ».

Un monde de possibilités s’offre à eux, quel privilège !
 

Stéphanie Glaveen
Coach familial & formatrice 

Référence :
LESSARD, Sophia et GLAVEEN, Stéphanie. J’explore…. Éditions Uni-Vers, Laval, 2007, p.114-115.

LESSARD, Sophia. Pour l’amour des enfants… La découverte de la sexualité et ses mystères. Éditions Sexprime. 2001

 

 
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Donne un p’tit bisou à mononcle Paul ! 


Qui n’a jamais ressenti un malaise lorsque vient le temps de la tournée des becs ? Imaginez-vous enfant, lorsque vos parents vous incitaient fortement à embrasser tout le monde avant de quitter… Plusieurs d’entre nous voudraient, encore aujourd’hui, éviter ce moment.

À l’approche des fêtes, j’aimerais vous conscientiser à l’importance de ne pas forcer un tel geste d’intimité entre l’adulte et l’enfant. Comme le souligne la sexologue Sophia Lessard, le baiser, quelle que soit la forme qu’il prend, est un geste intime qui devrait venir du coeur. En imposant cette proximité entre l’adulte et l’enfant, nous lui lançons d’après elle comme message que même s’il se sent mal à l’aise, il doit tout de même le faire, par politesse. Est-ce le message que nous voulons transmettre ? Au contraire. Nos enfants ont le droit, tout comme nous, de refuser un baiser. Et ce libre-choix est une clé essentielle à la prévention des abus sexuels.

Si, lorsque vous proposez la tournée des bisous, votre enfant le fait de gaieté de cœur, pas de problème. S’il semble hésiter, proposez-lui autre chose. Pourquoi ne pas trouver des alternatives au baiser ? Dire merci, envoyer la main, faire un sourire, un bec soufflé ou encore ces fameux becs en spray que les tout-petits adorent ! Votre enfant ressentira le respect accordé à ses émotions et la liberté de choisir l’intimité du baiser.

Sur ce, bon temps des fêtes !


Stéphanie Glaveen
Coach familial & formatrice

Lectures suggérées :
J’explore… chapitre 15. Sophia Lessard et Stéphanie Glaveen. Éditions Uni-Vers. 2007

LESSARD, Sophia. Pour l’amour des enfants… La découverte de la sexualité et ses mystères. Éditions Sexprime. 2001

 

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Abus sexuel : comment le prévenir ?


Loin d’être agréable à aborder comme sujet, il n’en demeure pas moins important d’en parler. Une question revient: comment pouvons-nous éviter ces situations à nos enfants ?

Une fille sur trois et un garçon sur cinq subirait un abus de type sexuel avant l’âge de 18 ans. Dans plus de 93% des cas, l’enfant connaît son agresseur. Bien qu’on ne peut hors de tout doute empêcher une situation abusive, il est possible d’aider notre enfant, au quotidien, à garnir son coffre à outils en faisant de la prévention. La sexologue Sophia Lessard amène comme principe que ces outils doivent être offerts à l’enfant sans lui transmettre la peur.

Voici quelques pistes pour vous aider :

Amenez l’enfant à avoir confiance en ses capacités et en son affirmation. Impliquez-le, donnez-lui des responsabilités, laissez-le prendre certaines décisions.

Démystifiez les sortes d’amour : qui peut être amoureux de qui ? Les adultes avec les adultes, les souris avec les souris ! Un adulte amoureux d’un enfant, c’est impossible.

Profitez des moments d’intimité comme le bain pour aborder avec lui le fait qu’il est le « patron » de son corps et qu’il a le droit de choisir s’il veut d’être touché ou non.

Dîtes-le lorsque vous êtes mal à l’aise et permettez-vous de refuser un regard trop intense, un toucher ou un baiser non désirés. Vous êtes le modèle de ce que vous voulez que votre enfant développe.

Donnez-lui le choix de donner un baiser ou un câlin. S’il n’en a pas envie, il y a des alternatives pour exprimer un remerciement ou son affection. 

Aidez-le à identifier les émotions qu’il ressent face aux secrets et aux touchers, qu’ils soient agréables ou dérangeants.

Aidez-le à identifier plusieurs adultes de son entourage à qui il peut se confier. 

Vous pouvez également vous procurez des outils pour aborder le sujet avec lui. En somme, l’important est de développer chez votre enfant sa capacité à réagir lors d’une situation abusive et non de l’apeurer.


Stéphanie Glaveen
Coach familial & formatrice

Référence et lectures suggérées:
LESSARD, Sophia et GLAVEEN, Stéphanie. J’explore…. Éditions Uni-Vers, Laval, 2007, chapitres 10 à 15. LESSARD, Sophia. Pour l’amour des enfants… La découverte de la sexualité et ses mystères. Éditions Sexprime. 2001
ROBERT, J. 2000. Te laisse pas faire ! Les Éditions de l’Homme, Québec.

 

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L’enfant de 2 ans et demi


À cet âge, l’enfant vit un déchirement inconscient à l’intérieur de lui soit celui de rester un petit bébé à maman et papa ou de devenir un petit garçon ou une petite fille. C’est ce qui explique que dans la même journée, mon enfant puisse faire une crise pour que je l’aide à s’habiller et que 15 minutes plus tard, il me crie après parce qu’il est capable de faire ça TOUT SEUL BON! À l’intérieur de lui se trouve de véritables montagnes russes, il n’est pas conscient de ce déchirement, mais ses comportements parlent d’eux-mêmes!

 

Pour l’enfant, il est troublant de traverser cette période parce qu’en quelque part, il vit le chaos à l’intérieur de lui et il ressent le déséquilibre qui est présent. C’est pourquoi mon enfant aura besoin de ma souplesse et de ma compréhension pour passer cette période tout à fait normal de son enfance.

Quelques trucs et pistes de réflexions :

Être constant et cohérent dans les règles et ce qui est demandé

L’impliquer et lui donner des choix, lui permettre de décider ce qu’il peut décider pour développer sa capacité à avoir un certain contrôle sur les événements extérieurs. Plusieurs enfants ont un côté leader qu’on ne leur permet pas d’exprimer.

Le soutenir dans ses apprentissages lorsqu’il veut faire tout seul et être présent pour lui lorsqu’il se décourage et qu’il semble trouver ça plus difficile…

Il doit apprendre à demander convenablement les choses. Ne pas lui donner sans qu'il fasse des demandes adéquates et ne pas aller au devant de ses besoins. 

Faire preuve de patience et de tolérance pour ses sautes d’humeur et l’aimer véritablement…

Faire de l’écoute active et véritable auprès de mon enfant, lorsqu’il est fâché ou triste

Appliquer des conséquences de façon neutre et le plus détaché possible, mais de façon constante.

Ne pas tolérer les comportements violents, agressifs

Attention aux trop nombreux interdits!!! Plusieurs parents disent trop de non sans raisons.

Donner de l’attention positive à mon enfant et lui donner de l’attention quand j’aime ce qu’il fait.

Reconnaître ce qu’il vit, mettre des mots sur ce qui se passe, comme par exemple : « Tu trouves ça plus difficile aujourd’hui, tu aimerais que maman te laisses tout décider, tu as envie d’être un grand garçon n’est-ce pas?  Tu as le droit, c’est normal. »

Lâcher prise et ne pas dramatiser les situations. Me répéter que cette étape de l’enfance est normale et fréquente et que ça va passer. Ceci me permet de mieux réagir aux événements et aux réactions de façon quotidienne. Ne pas oublier qu’il est très positif que mon enfant s’affirme et prenne sa place et réclame plus d’autonomie.

Attention à l’autoritarisme. Il est possible d’être ferme et de ne pas laisser mon enfant faire sa loi tout en faisant preuve de souplesse et de compréhension à son égard.

Entendre les désirs de l’enfant : « tu aimerais beaucoup avoir un biscuit au chocolat, hein? C’est vrai que c’est bon. On va souper bientôt et je t’en donnerai un après, d’accord? » au lieu de « ben non, on mange pas de biscuit avant le souper voyons! » Un désir a besoin d’être entendu, pas nécessairement répondu…

Et surtout… profitez des moments qui passent, ils ne reviendront plus et ils grandissent tellement vite!!!

Caroline Blaquière
Coach familial et formatrice


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Parler des vraies affaires avec mon enfant
 


Est-ce que je devrais dire à mon enfant que j’ai un diagnostic de maladie? J’ai peur que ça l’insécurise, que ça crée de l’anxiété chez lui, que ce soit pire… Est-ce qu’on devrait dire aux enfants que nous allons nous séparer? Est-ce que je devrais partager avec eux ma peine suite au décès de leur grand-mère? Tant de questions qui me sont fréquemment posées par rapport à ce qu’il est correct de dire ou non.

Ces questionnements viennent principalement du fait que l’on veut éviter des souffrances à nos enfants, que l’on a mal nous mêmes de les voir souffrir et que bien souvent, nous n’avons pas été éduqués par des adultes qui ont pris soin de mettre des mots sur ce qui se passait autour de nous. Pourtant, c’est une erreur de vouloir protéger nos enfants de la réalité qui les entoure et ce pour plusieurs raisons :

1- Nous savons que les enfants ressentent ce qui se passe autour d’eux, particulièrement dans leur famille immédiate. De vraies éponges. Ils savent très bien que quelque chose se passe mais ils ne savent pas ce que c’est! C’est pire pour lui de ne pas pouvoir comprendre que de savoir la vérité. Ceci est une grande source d’insécurité chez l’enfant.

2- L’enfant se sent facilement coupable de tout et de rien. Par défaut, s’il ne peut donner une explication à la peine de maman ou à la colère de papa, il sera porté à penser que c’est sa faute à lui, même si rien ne laisse croire qu’il pourrait être coupable de quoi que ce soit.

3-L’enfant qui pose des questions (par exemple, par rapport à la mort ou la maladie) et qui ressent que cela crée un malaise chez l’adulte peut facilement comprendre qu’il s’agit d’un sujet à éviter. Ceci ne lui permettra pas de s’exprimer, de pouvoir apprendre sur une situation donnée et il devra s’isoler avec ses incompréhensions et en venir à ses propres conclusions, qui peuvent être très erronées. De plus, ce n’est pas ce que je souhaite comme parent n’est-ce pas? Je veux que mon enfant vienne vers moi quand il a besoin de parler et de se confier.

4- Plusieurs enfants vont avoir tendance à somatiser (développer des maux physiques) ou encore développer des comportements dérangeants lorsqu’il n’ont pas la possibilité d’extérioriser leur ressenti et qu’ils accumulent un inconfort à l’intérieur d’eux.

5- Parler d’une séparation imminente, d’une maladie, d’un enjeu important, d’une dépression, permet à l’enfant de se faire à l’idée, de s’adapter aux événements et de pouvoir réagir et vivre la situation avant d’être mis devant le fait accompli. Ceci aide énormément à sécuriser l’enfant à travers les différentes étapes d’une situation difficile qui se présente dans votre vie.

6- Je donne un modèle à mon enfant. Je lui parle, je communique, je le considère, je lui exprime ce qui se passe. Il sera ainsi beaucoup plus porté à le faire à son tour lorsqu’il vivra une situation difficile ou qu’il aura besoin d’en parler.

Voici maintenant quelques points à prendre en considération lorsque je prévoie avoir une conversation avec mon enfant :

1- Adapter le contenu à l’âge de l’enfant. Plus il est jeune, plus je vais dire l’essentiel. Au fur et à mesure qu’il grandira, je pourrai lui donner plus d’informations. Un bon repère est de suivre ses questionnements. Les jeunes enfants vont se contenter d’explications de base car leur compréhension ne peut pas aller plus loin. Lorsque les questions demandent plus de détails, c’est au parent de trouver les mots pour expliquer. Faites-vous confiance.

2- Parler de ce que moi je vis, tout en demeurant un adulte responsable de mes émotions. Nous ne voulons pas déverser notre émotion sur l’enfant pour que celui-ci la porte à notre place! Par exemple : « c’est vrai tu sais, je suis vraiment très triste de ce qui s’est passé. Je vis de la peine à tous les jours et je vois bien que tu trouves ça difficile de me voir comme ça. Je l’aimais beaucoup grand-maman, et elle me manque. Mais ne t’inquiète pas, je m’en occupe de ma peine, c’est normal d’en vivre, et ça va aller mieux ensuite »

3- Garder en tête qu’il est toujours gagnant de dire « les vraies affaires ». Même si j’adapte le contenu, je vais tenter de dire la vérité.

4- Utiliser les bons mots. Un très bon exemple tiré de Papa, maman, écoutez-moi vraiment (Jacques Salomé) est le suivant : Un petit garçon faisait quelques fois le tour du carré de maison chaque soir en revenant de l’école avant d’entrer à la maison car il espérait trouver son père… effectivement, il pensait qu’il pouvait le trouver parce que ça mère leur a dit : « papa est parti et il ne reviendra pas »… et lorsqu’il entendait sa mère parler aux autres adultes elle disait : « depuis que j’ai perdu son père… » Ce jeune garçon avait du mal à se représenter la mort et en plus, on n’avait pas pris le temps de lui expliquer et de lui faire une place pour questionner.

J’applique moi-même la discussion très ouverte des vraies affaires dans ma famille. Je l’intègre également dans ma pratique de coaching parental et le bien-être mutuel qui en ressort est indéniable. J’espère sincèrement vous avoir transmis le goût de communiquer véritablement avec vos petits et grands. Après tout, vous formez une équipe tous ensemble. Donnez-vous le plaisir de cheminer ensemble au lieu de faire voiture à part… 

Caroline Blaquière
Coach familial & formatrice
  


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Tout ne se joue PAS avant 6 ans



Plusieurs d’entres nous connaissent le fameux livre de Dodson, Tout se joue avant 6 ans. Effectivement la petite enfance est une période très importante, la période de l’empreinte, où les expériences vécues deviennent des références pour le futur et celles-ci influencent directement les comportements et l’identité de nos enfants. Je ne voudrais en aucun cas réfuter tous les concepts, il y en a plusieurs auxquels j’adhère. Par contre, je suis totalement en désaccord sur le fait que TOUT se joue avant 6 ans.

Au fil de ma pratique de coaching avec les familles, il m’arrive souvent de rencontrer des parents d’enfants âgés de 4 à 6 ans. L’entrée à la maternelle approche et on commence à appréhender l’adaptation de notre enfant en voyant ses comportements dérangeants à la maison ou au service de garde. La tendance est très répandue de croire qu’il est trop tard, qu’on a manqué son coup parce qu’il a déjà 6 ans! « J’ai tout gâché, je me sens coupable, le mal est fait! » Non! Aucunement. Tout est récupérable et il y a plusieurs moyens de renverser la vapeur et de jouer ses cartes de la bonne façon même après 6, 10 voir même 14 ans.

La première chose à faire est d’accepter la situation là où elle en est actuellement. Pensez-y une minute : même si je me culpabilise, que je refuse de voir la réalité et que je dramatise, la situation ne pourra pas changer toute seule. En plus, pendant que je suis occupée à me culpabiliser, je ne peux pas mettre d’énergie à récupérer. Il me faut d’abord voir la réalité, accepter qu’il en soit ainsi pour le moment et faire confiance que le changement est possible. Créer l’ouverture d’esprit au nouveau. 

Ensuite, je dois cesser de faire ce que je fais et qui n’apporte pas le résultat escompté. Nous avons souvent cette fâcheuse habitude de ne pas lâcher le morceau même si on voit bien que ça ne fonctionne pas : « à force de répéter, il va finir par comprendre! »… et bien non… je répète encore après plusieurs mois! Je dois absolument arrêter de faire les mêmes comportements et d’avoir les mêmes réactions qui, visiblement, donnent des résultats contraires à ce que je veux obtenir.

Maintenant, par quoi je remplace ce que je faisais avant? C’est là que plusieurs ressources existantes ont leur raison d’être : coaching parental ou familial, ateliers, formation, livres, thérapie individuelle. Selon votre situation, il existe au Québec une quantité grandissante de ressources de qualité qui peuvent vous aider à vous outiller pour adopter des attitudes de parents gagnantes. Des solutions, il y en a et je les trouve quand je mets mon énergie à vouloir les trouver au lieu de me concentrer sur les problèmes.

À partir du moment où je me donne droit à mes erreurs, à l’apprentissage et que j’ai l’ouverture de m’observer pour apporter les changements appropriés au bien-être de ma famille, tout est possible et il n’est JAMAIS trop tard. Certes, plus j’ai attendu avant de renverser la vapeur, plus j’aurai à mettre d’efforts au départ pour recréer ce lien de qualité. Mais ce que je récolterai en vaut largement la peine!


Caroline Blaquière
Coach familial et formatrice

 

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Ces cadeaux qui n'ont pas de prix


Le temps des fêtes... J'aime ou je n'aime pas? J'aime les yeux émerveillés des enfants, la musique, l'ambiance. Les vacances où l'on en profite pour jouer dehors et boire des chocolats chauds. Les soirées en famille et entre amis.

Ce qui met une ombre dans mon tableau, c'est l'argent, le magasinage, le stress. La crainte que mes filles aient trop de cadeaux. Ou pas assez. Qu'elles soient déçues ou pire encore, "habituées"!

Je ne peux accepter de vivre l'angoisse pendant une si belle période de l'année. L'angoisse financière et l'endettement pour offrir à nos enfants le dernier jeu vidéo sur le marché. Je veux retrouver le vrai sens du don. Donner par plaisir, sans attendre en retour. Je veux le vivre et le transmettre à mes filles. Je veux donner ce que je possède à l'intérieur. Et c'est ce que je recevrai en retour !

Mon travail me permet de rencontrer de nombreux parents qui ont des idées extraordinaires. Certains offrent des cadeaux faits maison, des coupons de privilèges relationnels, du temps exclusif, des lettres d'amour, des listes de qualités et de potentiel... Que des cadeaux qui n'ont pas de prix et qui très souvent, seront conservés toute une vie.

Hier soir, j'ai lu le livre "Ma première histoire de Noël" à mes filles. Dans cette histoire, le Père Noël cherche un cadeau à offrir à un petit garçon qui a tout. Tout saud l'amour et la présence auquel il a droit. Il reçoit alors une boîte remplie de bisous. Ma plus vieille m'a dit "Maman, je veux une boîte à bisous moi aussi !"

Vous pouvez être certains qu'elle l'aura et que je la remplirai volontiers!

Stéphanie Glaveen
Coach familial & formatrice

 

   
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